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Petit aperçu sur les différentes cires et l'évolution dans le temps


Au commencement il y avait le suif... Depuis l'époque où l'on trempait bâtons et tiges de roseaux dans de la graisse animale fondue pour s'éclairer jusqu'à celui, actuel, où la tendance est aux cires végétales et aux sources d'énergie renouvelables, en passant par le grand essor de la paraffine, que d'évolutions et d'améliorations ! Chaque époque a connu sa cire de prédilection (souvent, c'était aussi la seule disponible, la plupart du temps pour des raisons économiques) et aujourd'hui, ce sont trois types principaux de cire qui sont disponibles pour l'amateur de création de bougies. Ces trois grandes familles sont les cires d'origine animale, minérale et végétale. 

Référence: bougies.info


Pourquoi j'ai choisi la cire de tournesol



Il y a beaucoup de choix pour utiliser des cires végétales pour la fabrication de bougies, chacune à ses propres avantages ainsi que ses particularités.

Selon l’endroit où l’on se trouve sur notre planète, le choix sera différent si l’on privilégie les circuits courts comme c'est mon cas.

Mon choix c'est porté sur le tournesol car la plante est largement cultivés dans notre pays et en Europe, que son point de fusion est idéal pour les bougies en pot et qu'elle est agréable à travailler et à une très belle couleur.

Factuellement

La cire que j’utilise est extraite d’au moins 80% de végétaux Français, le 20% restants étant Européen et  elles est  certifiées Ecocert Cosmos ce qui garantit :

  • Des procédés de production et de transformation respectueux de l'environnement et de la santé humaine
  • Le développement du concept de chimie verte
  • Une utilisation responsable des ressources naturelles
  • Le respect de la biodiversité
  • L'absence d’ingrédients pétrochimiques (hors conservateurs autorisés): parabens, phénoxyéthanol, parfums et colorants de synthèse
  • L’absence d'OGM
  • Un emballage recyclable



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Le tournesol c’est aussi

Le symbole du soleil et de l’amour plus que n’importe quelle beauté terrestre. Cette majestueuse fleur évoque cet astre essentiel à nos vies. Fidèlement tournée vers la lumière il incarne la quête perpétuelle de l’amour et de la chaleur.

Le tournesol dans la mythologie

Dans la Grèce antique, une nymphe nommée Clytie tomba éperdument amoureuse d’Apollon, dieu du soleil. Bien qu'elle soit incontestablement belle, son amour demeura privé de tout retour. Après neuf jours de dévotion sans espoir, la nymphe se transforma en tournesol et se tourna avidement vers le soleil afin d’être toujours aux côtés de celui qu’elle aimait. La légende raconte qu’elle espère toujours voir Apollon revenir un jour à elle…

Champ de tournesols


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Les cires minérales



La stéarine

Au 19ème siècle, un chimiste nommé Michel-Eugène Chevreul découvrit que le suif animal n'était pas une substance unique mais un composé de deux acides gras, l'acide stéarique et l'acide oléique, combinés à de la glycérine pour former une substance neutre non-inflammable.

En éliminant la glycérine du composé de suif, Chevreul inventa une nouvelle substance appelée la stéarine.

Des recherches plus récentes ont permis de découvrir un substitut végétal à cette stéarine jusque-là toujours d'origine animale. Cet équivalent végétal (préféré de plus en plus à la version animale) est principalement extrait de l'huile de noix de coco, ou huile de palme.

Dans notre domaine que sont les bougies, l'acide stéarique est disponible sous forme de poudre ou de granulés, d'une couleur blanche, un peu gras au toucher. Son point de fusion est de 70°C.

Michel-Eugène Chevreul

Michel-Eugène Chevreul


Référence: bougies.info
Photographie: Wikimedia


La paraffine

La majorité des bougies produites à l'heure actuelle sont composées, en tout ou en partie, de paraffine.

Découverte en 1830 par le chimiste allemand Karl Ludwig von Reichenbach, la paraffine s'est rapidement rendue populaire auprès des fabricants de bougies en raison de sa combustion plus propre et de ses coûts de production plus faibles que toutes les autres substances disponibles à l'époque.

Même si l'éventail des cires disponibles en Europe reste bien moins large qu'il l'est aux Etats-Unis, nous ne sommes, sur l'ancien continent, plus limités à la seule paraffine "de base".

La paraffine de base, sans additifs , a presque toujours un point de fusion avoisinant 60°C, ce qui la destine principalement à la fabrication de Piliers ou de Votives. Pour d’autres utilisations il faudra ajouter un ou plusieurs additifs.

Karl Ludwig  Von Reichenbach

Karl Ludwig 
Von Reichenbach

 
Référence: bougies.info
Photographie: Wikimedia
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L'animale


La cire d'abeille

L'utilisation de la cire d'abeille est attestée dès la fin du VIe millénaire av. J.-C., notamment sur le site archéologique de Dikili Tash.

Mis à part la cire des abeilles à dard, la cire des abeilles sans dard, les mélipones, a aussi été utilisée historiquement. La cire noire de cette abeille fut aussi utilisée par les enfants et d'autres pour modeler des figures humaines et animales grotesques.

Elle est la cire naturelle particulière sécrétée par les abeilles à miel qu’elles utilisent pour construire les rayons de leur ruche afin d'y stocker le miel, le pollen et leur couvain.

La cire d'abeille est de très grande qualité elle servira à de nombreux usages, parmi lesquels la fabrication de bougies.

Le point de fusion de la cire d'abeille se situe généralement entre 62°- 65°

Elle a une combustion propre, avec très peu de fumée et dégage une odeur de miel, subtile et agréable.


 


Son usage pour les bougies parfumées est cependant limité car elle est onéreuse (jusqu’à 10 fois plus chère que les cires d’origines végétales) et son parfum miellé peut entrer en conflit avec les fragrances ajoutées.-bougie.info-

Répartition de la production de cire d’abeille dans le monde

Répartition de la production de cire d’abeille dans le monde

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Cire d'abeilles

Référence: Wikipédia / bougies.info            Photographie: Raye Paterson
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Les végétales


La cire de soja

La cire de soja est produite avec de l’huile de soja.

Bien que la fève de soja soit originaire d’Asie du Sud-Est, la cire est le plus souvent produite au Brésil, en Argentine et aux États-Unis. De petites quantités sont également produites en Europe.

Son point de fusion se situe vers 50°-56°C.

C’est une cire naturelle et biodégradable, elle est considérée comme végane, brûle plus lentement, ne libère pas de substances toxiques et produit peu de suie.

Champ de soja



  ​Référence: Divers média
​Photographie: Kaosnoff


Cire de tournesol

La cire de tournesol est issue de l’hydrogénation de l'huile de tournesol.

Elle se distingue par sa texture homogène, une couleur blanche légèrement nacrée, parfaite pour des créations élégantes. 

Sa neutralité olfactive en fait une base idéale pour les bougies parfumées. Elle permet une restitution olfactive pure, sublimant les huiles essentielles et fragrances sans les altérer.

Son point de fusion se situe vers 65°-75°C. Sa combustion est propre et elle a une très bonne adhérence aux contenants.

Le 75% de la production mondiale sont récoltés en UE, Ukraine et Russie.

Champ de tournesols


Référence: Divers médias
Photographie: Reksik004
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La cire d’olive

Moins répandue que la cire de soja, la cire d’olive est une alternative haut de gamme, appréciée pour son aspect lisse et raffiné.

La cire d’olive est fièrement fabriquée en Angleterre. Connu pour ses normes strictes en matière de qualité et d'innovation, l'Angleterre est un leader dans l'industrie des produits artisanaux. En choisissant ces cires d'olive, vous optez pour une matière première qui bénéficie de l'expertise et de la réputation de l'excellence anglaise.

Son point de fusion se situe vers 50°-56°C.

Sa texture légèrement plus ferme la rend idéale pour les bougies nécessitant une stabilité optimale, tout en étant facile à démouler et à personnaliser.Sa combustion est propre et réduite en suie.

Forêt d'oliviers


 Référence: Divers médias
Photographie: Analogicus
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La cire de coco

C’est une cire végétale durable, obtenue par hydrogénation de l'huile de la pulpe de noix de coco du palmier Cocos Nucifera.

Elle est réputée pour sa couleur blanche éclatante, sa texture crémeuse, sa combustion propre (sans fumée noire) et son excellente diffusion des parfums.

Son point de fusion est bas, 31°-38°C.

70 % de la production mondiale provient de l'Indonésie, des Philippines et de l'Inde.

Palmier Cocos Nucifera


 
Référence: Divers médias
Photographie: Vinkjd
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Cire de palme

La cire de palme est un dérivé de l’huile du palmier Elaeis guineensis.

Elle a une couleur naturelle blanc crème, ce qui lui donne un aspect esthétique.

En termes de texture, la cire de palme possède une structure cristalline. Lorsqu'elle refroidit et se solidifie, elle forme un magnifique motif sur la surface de la bougie qui ajoute un charme naturel et rustique aux bougies. Son odeur est relativement faible, les parfums s’y mélangent aisément.

Elle a une combustion propre, stable et sans fumée noire, produisant très peu de suie.

Le 90% de la production mondiale provient de l’Indonésie et de la Malaisie.

Palmier Elaeis guineensis


 Référence: Divers médias
​Photographie: Wikimedia
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Cire de Carnauba

Cette cire provient du Copernicia cerifera un palmier haut de 10 à 12m qui pousse dans le nord-est du Brésil. 

Ses larges feuilles vertes en éventail sont enduites de cette cire que l’on appelle aussi cire du Brésil.

Son point de fusion se situe vers 80°-86°C.

Elle garantit une combustion propre, sans fumée noire ni résidu.

Palmier Copernicia cerifera


 
Référence: Divers médias
​Photographie: Hans
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La cire de colza

La cire de colza est produite avec de l’huile de colza, elle-même extraite de la plante.

Le 90% de la production mondiale est répartie entre l’UE, le canada et l’Australie.

Son point de fusion se situe vers 57°-61°C.

Sa cire naturelle est biodégradable, est considérée comme végane, brûle lentement, ne libère pas de substances toxiques.

Champ de colza


Référence: bougies.info
​Photographie: Manfred Richter
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Cire de candelilla

Elle est obtenue à partir d'un arbuste dénommé Euphorbia antisyphilitica, originaire du Nord du Mexique. La cire protège la plante de son milieu et évite une évaporation excessive.


La cire de candellila a un extraordinaire pouvoir de rétention d'huile et améliore ainsi la stabilité et la texture des produits


Souvent utilisée conjointement avec la cire de carnauba, la cire d'abeille et d'autres cires, elle améliore le toucher, le collage et la finition. Sa dureté et son point de fusion relativement haut augmentent le point de ramollissement

Elle est connue pour sa combustion propre, lente et sans suie.

Arbuste Euphorbia antisyphilitica ​


 
Référence: Wikipedia
Photographie: Wikimedia
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